Les chemins du Morvan

Appel à débat

Le 20 février 2014, se tenait au lycée agricole de Château-Chinon, les deuxièmes états généraux des chemins du Morvan (les premiers ayant eu lieu en 2007).

Alain Millot du Parc anime la journée devant une assistance vraiment importante qui prouve que le sujet intéresse beaucoup de monde en Morvan. Pendant la matinée, les collectivités, départements, professionnels du tourisme, associations… vont intervenir pour donner de l’information sur le sujet des chemins.

L’après-midi, des groupes de travail vont essayer d’élaborer des axes de progression pour aller vers une amélioration de ce superbe réseau de chemins que nous avons la chance de posséder.

En essayant de résumer un peu, je vais lancer des phrases relevées lors de cette journée et je vous propose de nous donner vos réactions, contestations, mais surtout vos idées et axes de progrès, car c’est là que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.

Grâce à son histoire d’exploitation, à sa géographie et à l’héritage de nos ancêtres, le Morvan dispose d’un réseau de chemins hors du commun que nous nous devons de préserver, voire d’améliorer.

Les chemins servent à la jonction entre les différents lieux qui ne sont pas desservis par des routes. Les agriculteurs, forestiers, promeneurs, habitants les utilisent pour se déplacer, mener les bêtes aux champs, chasser, exploiter le bois, les cultures…

Le développement d’itinéraires de randonnées est un bon moyen de maintenir ces chemins en état : déjà par le passage, car un chemin non fréquenté s’embroussaille et devient vite impraticable. Puis le balisage permet d’inventorier les circuits et les fédérations, collectivités, associations concernées par le tourisme et les activités de nature signalent les problèmes et entretiennent les chemins.

La Maison du tourisme du Parc reçoit environ 6000 demandes de randos par an, environ 1000 documents sont téléchargés, 200 topoguides et 250 cartes IGN vendus. Une preuve indéniable que la randonnée en Morvan est une activité très prisée.

Les touristes qui viennent randonner veulent non seulement avoir les itinéraires, mais de plus ils sont preneurs d’informations pratiques (Hébergement, restauration, histoire, sites à visiter, activités annexes… Le dépliant ou topoguide « balade » doit donc évoluer vers quelque chose de plus complet.

Les éléments du et hors circuit évoluent (chemins devenus privatifs, fermeture ou ouverture d’établissements…) et les topoguides imprimés comportent au bout de quelques années des éléments qui ne sont plus à jour.

Il semble que l’hébergement ne soit pas à la hauteur de la quantité d’itinéraires, mais par exemple, un gîte d’étape est difficilement rentable comme activité unique.

Avec le développement d’Internet et des techniques de communication, il se développe  des systèmes « E-randos » plus ou moins élaborés que l’on trouve sur des sites Internet ou téléchargeables sur les nouveaux terminaux portables. Ces systèmes ont l’avantage de pouvoir être mis à jour plus facilement (encore faut-il que les Webmasters reçoivent les infos de changement).

La fédération de randonnée met à disposition des utilisateurs de chemins des fiches de remarques qui sont ensuite retransmises vers les  différents organismes qui sont susceptibles d’intervenir.

Les personnes extérieures au Morvan aiment avoir des topoguides ou fiches de randos « labellisés » ce qui donne une tendance à des regroupements.

Les politiques de développement touristiques sont différentes dans les 4 départements, si on ajoute les notions de communautés de communes, de Pays, de cantons, de communes et d’associations, il devient difficile de coordonner tout cela. Il semble que le Parc pourrait jouer ce rôle de coordination ?

Les chemins sont utilisés par une foultitude de personnes avec des moyens différents allant de la simple pratique pédestre à l’utilisation d’attelages de chevaux en passant bien sûr par le VTT, voire par des engins motorisés. Les chemins sont également fréquentés par les exploitants et riverains avec ou sans tracteurs et autres engins. Il est évident qu’un sentier accessible à pied n’a pas la même exploitation qu’une grande allée forestière.

Si le passage d’hommes et d’engins est favorable au maintien en état des chemins, trop de passages et trop de puissance peuvent être néfastes.

Le réseau de chemin balisé en Morvan est tellement important qu’il semble que l’entretien en devienne difficile, voire impossible dans certains cas pour des questions de forces vives ou de budget. De plus les utilisateurs n’ont plus le réflexe de solidarité qui consiste à enlever une ronce par-ci, relever une pierre par-là, retirer une branche en travers ou recreuser une évacuation d’eau.

Il serait nécessaire d’éclaircir et de faire connaître les différentes réglementations (règles communales, départementales, ONF etc.)

Appel à réactions : Merci de nous faire passer vos réactions et idées sur ce sujet, nous nous chargerons de transmettre au Parc du Morvan.